Notions importantes

Les rejets

Les entreprises ont un impact sur la qualité de l’air en émettant deux types de rejets :

  • Les rejets directs liés à l’activité même de l’entreprise (ex : COV (composés organiques volatils) émis par une cabine de peinture, les gaz issus d’une installation frigorifique, poussières de découpe…) et/ou à la combustion d’énergie fossile  pour alimenter et assurer le fonctionnement de certains équipements (ex : chaudières, aérothermes, fours, clarks…). Parmis ceux-ci on distingue :
    • les rejets canalisés : émissions faisant l’objet d’une captation, au besoin d’une épuration, avant évacuation dans l’atmosphère à un point de rejet
    • les rejets diffus : émissions qui ne sont pas évacuées dans l’atmosphère par l’intermédiaire d’une cheminée, comme par exemple des effluents évacués hors des locaux de travail par des exutoires en toiture. Les émissions générées par les stockages à l’air libre sont aussi des rejets diffus
  • Les rejets indirects liés à la consommation électrique (non verte) produite au niveau des centrales permettant le fonctionnement des installations de l’entreprise

Les polluants de l'air

Les polluants de l’air se présentent principalement sous deux formes :

Les particules :

Les particules désignent un mélange hétérogène de particules solides et liquides en suspension dans l’air. Elles sont classées selon leur grosseur. Plus elles sont petites, plus elles sont toxiques car elles peuvent entrer dans le système respiratoire et plus elles peuvent être transportées sur de longue distance. On distingue notamment les poussières sédimentables, les poussières en suspension, les PM particulate matter (ex : PM10 (< 10 µm), PM2,5 (<2,5 µm = particules fines) et PM1 (=ultrafines)).

Les particules d’origine humaine sont issues des processus industriels, du transport, du chauffage…

Les gaz :

Parmi ces gaz, on retrouve notamment, l’ozone (O3) qui est un polluant secondaire formé à partir des NOx et des COV (composés organiques volatils) sous l’effet du rayonnement solaire. On recense aussi, les polluants acidifiants tels que le dioxyde d’azote (NO2) et le dioxyde de soufre (SO2) qui sont issus des phénomènes de combustion (chauffage, production d’électricité, véhicules à moteur…).

Enfin, on peut y ajouter, les polluants chimiques comme :

  •  les métaux lourds issus d’un processus de combustion (charbon, pétrole, déchets) ou de certaines activités industrielles (sidérurgie, chimie, transformation des métaux non ferreux…)
  •  les composés organiques volatils (COV) tels le benzène et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) issus de l’activité industrielle et des transports
  •  les polluants organiques persistants (POPs) tels que les dioxines, les furanes, les PCB et certains insecticides, tous issus des activités humaines (chauffage, transport, industries chimiques…)

Les impacts

La pollution atmosphérique peut avoir un impact à différentes échelles : locale, régionale et globale.

  • La pollution atmosphérique locale provient de sources directes et de polluants dits primaires (tels que les particules, les NOx, le SO2, le CO, les COV, les métaux et les hydrocarbures aromatiques polycycliques…)
  • La pollution atmosphérique régionale découle de phénomènes physico-chimiques entre polluants primaires qui produisent ainsi des polluants dits «secondaires». Un des principaux pollants «secondaires» est l’ozone (O3). Cette forme de pollution est dite régionale car l’échelle du territoire affectée par ces phénomènes est large (ex : bassin liégeois).
  • La pollution atmosphérique globale est liée aux substances impliquées dans les phénomènes de changements climatiques tels que les GES (gaz à effet de serre) dont le CO2.

La pollution atmosphérique peut agir sur :

  • la santé humaine : effets cancérogènes, mutagènes, troubles respiratoires…
  • l’environnement : destruction de la couche d’ozone, augmentation de l’effet de serre, eutrophisation ou acidification des zones naturelles, effet smog...
Consultez le site http://airclimat.wallonie.be pour des informations complémentaires sur ces différents phénomènes.

Définitions

Définitions liées aux installations frigorifiques

  • Equipement frigorifique : tout équipement de production de froid ou de chaleur mettant en œuvre un cycle frigorifique à compression de vapeur, à absorption ou à adsorption, ou par tout procédé résultant d'une évolution de la technique en la matière.
  • Equipement frigorifique fixe : tout équipement frigorifique qui n'est normalement pas en mouvement lors de son fonctionnement.
  • Agent réfrigérant : le fluide utilisé pour le transfert de chaleur dans un équipement frigorifique qui absorbe la chaleur à basse température et basse pression et rejette de la chaleur à haute température et haute pression impliquant un changement d'état de ce fluide.
  • Agent réfrigérant fluoré : l'agent réfrigérant composé en partie ou dans sa totalité de HCFC ou de CFC.
  • Système de climatisation : une combinaison de toutes les composantes nécessaires pour assurer une forme de traitement de l'air dans laquelle la température est contrôlée ou peut être abaissée, éventuellement en conjugaison avec un contrôle de l'aération, de l'humidité ou de la pureté de l'air.
  • Hydrochlorofluorocarbone (HCFC) : un composé organique formé uniquement de carbone, d'hydrogène, de chlore et de fluor, dans la molécule duquel il n'y a pas plus de trois atomes de carbone.
  • Chlorofluorocarbone (CFC) : un composé organique formé uniquement de carbone, de chlore et de fluor, dans la molécule duquel il n'y a pas plus de trois atomes de carbone.

Définitions liées aux intallations de chauffage

  • Puissance nominale utile (en kW) : la puissance calorifique maximale fournie au fluide caloporteur du générateur de chaleur, fixée et garantie par le fabricant comme pouvant être fournie en marche continue tout en respectant les rendements utiles annoncés par le fabricant.
  • Installation de chauffage central : l'ensemble d'éléments composés d'au moins un générateur de chaleur installé dans son local de chauffe, pourvu de son dispositif d'apport d'air comburant et d'évacuation des fumées, et dans lequel :
    • la chaleur est distribuée par un système de transport guidé et canalisé vers les différentes parties d'un bâtiment devant être chauffées, et dans lequel le fluide caloporteur est soit de l'eau, soit de la vapeur basse pression, soit de l'huile thermique, ou
    • la chaleur est transmise vers un dispositif de stockage d'eau chaude sanitaire.
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